David-Paul

Chanteur français

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J'ai voulu t'appeler Tolérance

Cette nuit, la lune doit être veuve, les reflets d'azur s'y abreuvent,
Au creux de quelque vague lascive, mourant aux sables sans missive.
Moi, je pensais à toi tout bas, quand ce murmure infirme est là,
En mercenaire de la misère, dont les pas souillent le desert.
Au nom de ceux-là qui existent, qui de leurs yeux limpides et tristes,
Veulent t'implorer avant l'exil, en levant les mains vers le ciel,
Sans vraiment savoir qui tu es, te surnommant Humanité,
Dans le sursaut de mes errances, j'ai voulu t'appeler Tolérance!

J'ai eu beau vouloir te laisser, jusqu'aux confins de mes pensées,
J'ai eu beau supplier l'oubli, tu hantes à tout jamais ma vie.

D'une mémoire qui réclame l'exil, à l'hérésie de l'inutile,
Le pouvoir des rêves c'est pouvoir, en finir des rêves de Pouvoir.

Le destin ne tient pas parole, aux promesses qui t'auréolents,
Crier que je veux te revoir, ne change rien à cette histoire,
Ma vie t'appelle en unique être, elle ne se suffit pas des autres,
Et dix mille ans de ton absence, ne sait lui donner d'autre sens.

Pour l'Homme qui s'éveille à la vie, quand le sentiment l'a surpris,
En fauve dans un zoo d'Eden, c'est ici qu'il apprend la haine.

La plaie qui distille le venin, d'un univers sans lendemain,
En overdoses de rêves brisés, que l'avenir veut mépriser.

Le destin ne tient pas parole, aux promesses qui t'auréolents,
Crier que je veux te revoir, ne change rien à cette histoire,
Ma vie t'appelle en unique être, elle ne se suffit pas des autres,
Et dix mille ans de ton absence, ne sait lui donner d'autre sens.

Mais si nos mains se faisaient fleuves, aux parois de nos corps d'étuve,
Que l'on sente que nos vies tressaillent, jusqu'aux abysses de nos entrailles.

Et si nos yeux vers l'infini, à l'heure où le ciel se fait nuit,
Par l'eau qui ruissèle de nos fronts, redonnait vie à l'océan.

Le destin ne tient pas parole, aux promesses qui t'auréolents,
Crier que je veux te revoir, ne change rien à cette histoire,
Ma vie t'appelle en unique être, elle ne se suffit pas des autres,
Et dix mille ans de ton absence, ne sait lui donner d'autre sens.

Ce texte, ainsi que sa musique a fait l'objet d'un dépôt légal à la S.A.C.E.M. et à ce titre, est soumis au code de la propriété intellectuelle. Son utilisation, même partielle, reste soumise à l'accord préalable de l'auteur.